À X-Dimension

Et voilà, je suis accro. Seulement quelques heures jours après La Pièce, je trépigne d’impatience à l’idée de tester une seconde Escape Room. Oui, mais laquelle ? Google is my friend. Je réalise rapidement l’engouement général pour ces « jeux d’évasion grandeur nature ». Sur TripAdvisor, HintHunt est une activité parisienne classée n°1 (sur près de 800 recensées) devant la Tour Eiffel (!) et le musée du Louvre.

TripAdvisor

Quitte à réitérer l’expérience, autant choisir la crème de la crème et opter pour HintHunt, le Live Escape Game n°1. Le hic ? Il faut réserver près d’un mois à l’avance pour une session le samedi. Hors de question d’attendre si longtemps. En quelques clics, je nous inscris au Manoir aux secrets, chez X-Dimension.

Nous entrons au 18 avenue Parmentier, dans le 11ème, et tentons de réveiller nos neurones en manipulant les casse-tête à disposition. C’est quoi ce truc ? Et cette chose ? Tu crois que le bidule sert à ouvrir le machin ? Ça promet. Une fois à l’intérieur du Manoir (ne surtout pas visualiser une vaste demeure inquiétante au parquet qui craque et au plafond couvert de toiles d’araignée), nous nous lançons dans un cambriolage en règle. Là, double déception pour moi. D’une part, l’univers ressemble à celui de La Pièce (mais en moins bien) et d’autre part, le décor est beaucoup moins élaboré. Malheureusement, les comparaisons sont inévitables. Ici, pas d’accessoires inutiles, tous les éléments (ou presque) ont un rôle. C’est dommage, d’autant que pour moi, les finitions sont à revoir. Je dis non au papier-peint imitation livres anciens, aux grossières étiquettes manuscrites « ne pas toucher » et aux indices en trois langues (Bonjour, nous sommes des touristes) qui cassent complètement la magie de l’expérience. L’énigme est toutefois plutôt bien ficelée, un indice nous entraîne vers un autre indice qui nous permet d’avancer… Des cadenas, des tiroirs, des chiffres, des lettres, des points, une calculatrice, un tapis, une porte, une autre porte, encore une porte… Le sablier nous nargue et nous rappelle que le temps file à une vitesse incontrôlable. Plus que quelques secondes… Nous vérifions de nouveau un tiroir et BINGO, nous dénichons le dernier élément. Go, go, go. Au dernier grain de sable, nous parvenons à sortir. Victoire !

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A La Pièce

Depuis plusieurs mois, l’idée de tester une « escape room » me trottait dans la tête. J’avais entendu d’excellentes critiques de -merde, comment ça s’écrit ?- HintHunt (d’après Google). Alors quand Aurore m’a proposé de découvrir La Pièce, j’étais sur-motivée.

La Pièce

Après trois Martinis, trois bières et un Coca (en tout, pas par personne), direction la rue de Metz dans le dixième. Nous arrivons devant une porte opaque estampillée La Pièce. Fermée. Le décor est planté. Nous sommes immédiatement accueillis par Chloé (d’après Madmoizelle) souriante et plutôt agréable… pour l’instant. Après un rapide briefing, nous descendons dans « La Pièce » à la lueur de la bougie. Chloé nous y enferme et nous invite à retourner le sablier. Nous avons une heure pour sortir de la pièce. Tic tac tic tac. Nos cinq cerveaux en ébullition partent chacun de leur côté explorer les moindres recoins du bureau de Lewis Carroll. Oui, de Lewis Carroll. Car nous sommes cinq Alice en quête de liberté. Nous ouvrons les tiroirs, retournons les cadres, tâtons et retâtons les murs… Oh, le miroir nous transmet un message. Tiens, tiens, une trappe ! Pistes, fausses pistes. Nous sommes des fouines. Et nous aimons ça. La trappe s’ouvre ! Drôle de pièce. A première vue, elle est sombre, simple, studieuse et sérieuse (que des adjectifs en « s ») mais rapidement, elle nous prouve qu’elle est bien plus complexe, curieuse, culottée et cachotière (coucou les « c ») qu’elle n’en a l’air. Bref, on s’éclate. Et on éclate le décor. Tout est en vrac, le tapis retourné, les livres éparpillés, la lampe débranchée. Un cadre démonté et un engrenage mal placé. Oups. Ça, on aurait pu éviter.

Tic tac tic tac. Les grains de sables du sablier rendent leur dernier souffle. FAIL. Nous avons perdu !! En une heure, nous n’avons pas réussi à sortir. Chloé vient nous chercher, moins souriante. L’engrenage mal placé, elle n’a pas kiffé. Double oups.

montre

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Au gymnase

Il y a quelque temps, j’ai essayé de me « remettre au sport » en testant la salle de sports la plus proche de chez moi : un échec cuisant. Un an plus tard, je reviens à la charge, motivée à retrouver muscles, tonicité et courbatures. La salle de sports, ce n’est pas pour moi. Ça, c’est sûr. Mais alors, quel sport choisir ? Pourtant très tentée par la Pole Dance et le Cheerleading, je m’oriente naturellement vers mes premières amours… la gymnastique artistique féminine, pratiquée dans ma jeunesse pendant une bonne dizaine d’années.

poutre

Après moult rebondissements, je trouve un club et parviens à m’inscrire… sur liste d’attente. Je suis toutefois autorisée à participer au cours d’essai.

Jour J, 20h. Nous commençons par un échauffement intensif. Plusieurs minutes de courses, des longueurs de sauts, battements, placements du dos, ATR, roues… Je suis déjà essoufflée-épuisée-rouge écarlate. Répartition en trois groupes, le mien commence par la poutre. Horreur, je n’ai plus aucun équilibre ! Rien que de se déplacer sur la pointe des pieds en marche arrière à plus d’un mètre du sol… c’est difficile. Ça promet. Côté saut de cheval, mes vieilles peurs reviennent au galop… Quand la coach nous dit : « Ici, salto. Là-bas, lune« , mon cœur se serre, mes jambes ramollissent. Heureusement, j’esquive. Arrivée aux barres asymétriques, je retrouve le sourire. Mon premier tour d’appui arrière me rappelle rapidement que mes muscles d’antan ont… fondu (et BIM la barre dans le ventre). 21h40. La séance est presque finie, pourtant j’entends : « Nous terminons par de la muscu« . Quoi ? Encore ? Moi qui pensais m’écraser sur le praticable et étirer mes pauvres muscles brusqués.

Quatre jours plus tard, je suis courbaturée mais motivée. Le cours étant complet, j’attends toujours de savoir si je peux m’inscrire. Croisons les doigts. Sinon je sens que je vais finir enroulée autour d’une barre ou tout en haut d’une pyramide…

Pompom

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Au théâtre de la Renaissance

J’entends parler de Thé à la menthe ou t’es citron depuis plusieurs années. La pièce figure parmi les plus réservées sur BilletReduc.com. Aujourd’hui, elle apparaît d’ailleurs en quatrième position, loin devant Dernier coup de ciseaux (dixième place) qui est pour moi LA pièce à voir. Bref, une valeur  sûre. Je me rends au théâtre de la Renaissance avec la certitude de passer une bonne soirée.

J’étais tellement confiante, persuadée que la pièce serait un petit bijou d’humour, que je n’ai absolument rien lu à son sujet, ni critique ni résumé. Il faut quand même savoir que Thé à la menthe ou t’es citron est une parodie de comédie de boulevard. On y retrouve tous les codes habituels : l’amant, le placard et surtout « Ciel, mon mari !« .  L’originalité ? Des comédiens qui jouent des comédiens. Le rideau s’ouvre sur une répétition à deux jours de la première. Evidemment, rien n’est prêt, mais la metteur en scène rassure sa troupe : « C’est pas grave, on verra ça plus tard ». La costumière est à côté de la plaque, Narnar, à la régie, complètement à l’Ouest, le valet légèrement égocentrique, et le comédien principal débutant. Des personnalités fortes, bien dessinées, plutôt prometteuses. Sauf que… malheureusement, on est dans un Vaudeville et que la lourdeur est de rigueur. Le comique de répétition, c’est bien, mais trop c’est trop. De nombreux gags sont attendus, peu de surprises et le sentiment que « ça n’avance pas », surtout pendant la première partie de la pièce. Déception…

Je dois quand même reconnaître que certaines répliques sont vraiment bien choisies et drôles. Oui, j’ai souri. Oui, j’ai même, une fois ou deux, pouffé un peu. Il faut aussi préciser que le théâtre est vraiment magnifique, à l’ancienne, il est tout à fait adapté à la pièce et la met vraiment en valeur (même s’il est particulièrement inconfortable pour les personnes de plus d’1m50). Mais je ne comprends pas l’engouement général pour cette comédie. Il y a tellement de pièces bien moins connues jouées dans des petites salles parisiennes qui, avec un budget moindre, savent surprendre, dérouter, titiller et ravir le public. Pour n’en citer qu’une, dernièrement, j’ai vu Faîtes l’amour avec un belge (merci Céline et Fabien !) au théâtre des Blancs Manteaux… Toute petite scène, public réduit… Mais rires garantis, grâce à l’interaction entre les comédiens et le public (Fabien…^^).

Après la pièce, direction Le Plomb du Cantal rive droite (4 bd St Denis) : une adresse à retenir !! Des plats originaux, un très vaste choix de salades (mention spéciale à la « fraîcheur »)… le tout servi en quantité très généreuse. Et le personnel très agréable, ce qui ne gâche rien. N’hésitez pas, foncez.

salade

 

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A la Comédie Bastille

Lundi, soirée pizza. Mais avant, Ludo et moi filons à la Comédie Bastille découvrir « Giorgio est mental expert ». Qui est ce Giorgio ? Aucune idée. Je ne sais absolument pas ce qui nous attend, si ce n’est qu’on va assister à un show drôle animé par un mentaliste qui fait participer le public. Confortablement installée au 7ème rang, je suis très impatiente de vivre cette curieuse expérience et prie secrètement pour ne pas être choisie pour monter sur scène.

Le spectacle commence et nous rencontrons Giorgio. À peine arrivé, les vannes fusent. Giorgio interpelle la dame du premier rang, le monsieur du fond. Il crée immédiatement une ambiance conviviale, on se croirait entre amis. On ricane quand il choisit une femme qui « ne doit pas avoir grand chose à cacher vu la profondeur de son décolleté ». Tout le monde en prend pour son grade. Le public se détend, se déride. Finalement, s’il me demandait de participer, je ne serais pas contre.

Pendant une heure, Giorgio enchaîne les tours, le spectacle est très « rythmé » (pour reprendre le terme de Ludo, moi je dirais « pêchu ») le scénario est extrêmement bien ficelé, rien n’est laissé au hasard. Chaque mot, alors qu’on le croit spontané et sans incidence, fait partie d’un tour. Giorgio sème les détails, le public les capte et relie les points.

Giorgio écrit 4017 sur un tableau Velleda. Pourquoi 4017 ? Parce qu’en 40 secondes, il ne devra rester qu’un seul des sept chocolats (Mars, Kit Kat, Lion, etc.) qu’il vient de placer sur une table. Il fait venir une femme, la place face aux chocolats et lui demande d’en jeter certains, d’en garder d’autres. Lui fait pareil jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un. Il s’agit du Lion. En retournant le tableau, le 7 devient un « L », le 1 un « i »… et on lit très distinctement « Lion ». Magique ! Et Giorgio ne cesse de nous surprendre. Nous sortons bluffés, amusés, séduits. What else ?

Giorgio est mental expert

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Au théâtre de Saint-Maur / Valentine’s day

Quand j’ai annoncé à Ludo que nous allions voir Andromaque, il ne s’est pas montré très enthousiaste. «Déjà vu ! » m’a t-il répondu. C’est un classique, pas étonnant. Mais la version de Pierre Lericq n’est que « librement inspirée de la pièce de Jean Racine ». Allons-y ! Que rêver de plus romantique qu’une tragédie sur l’amour le soir de la Saint Valentin ? L’intrigue se résume en une phrase : Oreste aime Hermione, mais elle aime Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui aime Hector, qui est mort… Oui, déjà en ce temps-là, on se prenait bien la tête.

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Nous, parisiens, nous nous sommes rendus en banlieue – quelle idée ? – au théâtre de Saint-Maur. Nous avons découvert un vaste théâtre (ils ont de la place en banlieue !) confortable peuplé de jeunes adolescents en rut. À croire que tous les profs de français du Val de Marne avaient donné rendez-vous à leurs élèves ce soir-là. Nous étions évidemment placés devant une brochette de pré-pubères qui se plaisaient à commenter la pièce avec des « in your ass », « oh le boulet » et autres grognements d’australopithèques. Ludo a même entendu un « roh mais je ne comprends rien ! » après avoir vu Hermione passer des bras de Pyrrhus à ceux d’Oreste. Pas si compliqué pourtant ! La pièce se voulait plutôt accessible. Parfois un peu trop. « Je vais épouser Hermione, alors que j’aime Andromaque, ma servante, se plaint Pyrrhus, je ne suis pas tombé amoureux de la bonne. J’aime la bonne. » Ok, jeu de mot sympa : bonne / bonne. On a compris, c’est rigolo. On peut passer à autre chose ou pas ? Ah non, Oreste insiste : mais qui donc aimez-vous ?? Lourdingue. Les personnages surjouent. On est plus proche de la farce que de la tragédie. « ça doit être une pièce pour les gosses » me dis-je. Ou pas. Andromaque montre ses seins ! Et Hermione chevauche Oreste allègrement, avec des mouvements très suggestifs. Ça crie, ça chante. Je n’arrive pas à rentrer dans l’histoire. Le temps me semble long.

Je reconnais pourtant l’originalité du spectacle : les comédiens sont à la fois chanteurs et musiciens. Il y a des trouvailles, mais ces pépites sont souvent noyées dans l’excès. Et surlignées. Comme si l’auteur doutait de la capacité du public à les saisir. On apprécie malgré tout le talent des quatre artistes, qui passent de la guitare au synthétiseur, de l’accordéon à la basse, et qui assurent autant en danse qu’en chant. Une prouesse !

De retour à la maison, à défaut d’un bouquet, c’est une religieuse à la rose et au cassis (merci Clairette !) qui m’attend. Un délice ! A tester de toute urgence chez « Bon » pâtisserie – chocolaterie du 5ème arrondissement de Paris. 

Image* Religieuse décapitée 

 

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Au Gaumont Gobelins

« Et si on allait voir Gravity ? »  Je ne savais rien sur ce film. J’avais simplement vu les affiches. Et ça :

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Presque 5 étoiles, une très bonne note ! Ludo me confirme : “il parait qu’il est excellent.” Alors allons-y !

Heureusement, je n’avais pas vu la bande annonce, oui, heureusement. Car si je l’avais vue, je ne serais PAS allée voir le film ! Qu’est-ce qu’il est long… !!!! Et pourtant, il ne dure qu’une heure trente ! Je n’ai cessé de bailler, pester, souffler… et de penser “Il n’y a vraiment pas assez de place pour les jambes dans ce ciné” (phrase typique de la nana qui s’ennuie).

Un passionné de cinéma (Poney ?) relèvera la qualité des effets spéciaux, la maîtrise des plans, l’efficacité de la mise en scène… Oui, c’est indéniable. La néophyte que je suis dirai : “les images sont belles”. Mais je suis désolée, c’est comme pour Avatar, ça ne suffit pas ! Le scénario est trop léger. La 3D est bien faite… Un peu trop. J’avais presque la tête à l’envers et le ventre en vrac. Il ne faut pas oublier que tout se passe dans l’espace. Parfois, comme l’héroïne, j’avais l’impression de manquer d’air. Vite, vite, donnez-moi de l’O2 ! Malgré tout, reconnaissons que ce film est un véritable voyage… aussi original que dépaysant.

GRAVITY

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